L’homme face à l’ours
quatre gros yeux jaunes réfléchissent nos rayons lumineux et nous fixent sans bouger. Ce ne sont pas des chiens car ils auraient aboyé… On approche doucement…
quatre gros yeux jaunes réfléchissent nos rayons lumineux et nous fixent sans bouger. Ce ne sont pas des chiens car ils auraient aboyé… On approche doucement…
La commissure de ses lèvres ridées est tournée vers le sol et son regard fou furieux est plus intense encore que celui qu'arborerait Philippe Etchebest s’il découvrait un poil pubien dans une soupe à l’oignon.
l’intrus ressurgit, plus raide et fier que Rocco Siffredi. De sa posture fière et chancelante à la fois, refluait toute la rancune de s’être fait piquer les yeux par du "Garnier : racine grasse pointes sèches", lui qui n’avait jamais eu de cheveux.
Mon téléphone rendit l’âme. Ensuite ce fut le noir complet, au milieu du désert.
L’adrénaline me redresse aussitôt sur mes fesses et l’estomac mordu par le stress, je tends la main vers cette bouche béante sur l’obscurité du bush. Mes doigts agrippent la tirette de la fermeture éclair et je la remonte à toute vitesse. Juste à temps.
Notre chauffeur nous conduit jusqu’à une Lada Niva, véhicule russe sans prétention ni balisage de quelque sorte. J’ai un doute sur le chauffeur que je ne verbalise pas.
L’erreur que nous venons de commettre est aussi stupide que surprenante, aussi, sommes nous plongés quelques instants dans une stupeur muette. Le fonctionnement de nos cerveaux est altéré par la piquette, je vais même finalement jusqu’à rire de notre bêtise. Nous pouffons de concert, inconscients.
Le pêcheur n’a de cesse de m’expliquer qu’ici, nous sommes livrés à nous-mêmes, dans une des natures les plus hostiles au monde…