Au fond du Vietnam à droite
Une photo est immédiatement organisée, nous posons comme des automates, aussi stupéfaits que les clients qui nous dévisagent toujours bouche bée. Certains ont sorti leur téléphone et nous tirent le portrait.
Une photo est immédiatement organisée, nous posons comme des automates, aussi stupéfaits que les clients qui nous dévisagent toujours bouche bée. Certains ont sorti leur téléphone et nous tirent le portrait.
J'étais garée dans le ciel, tant le blanc féerique du salar reflétait avec fidélité les nuages et le soleil, pendant qu'à 13 000 km de distance, un chat malade chiait sur un mur depuis le haut d'une étagère. Deux actions simultanées qui n’avaient apparemment aucune corrélation ...
Une vraie babouchka roumaine, comme on se l’imagine, dans sa robe à motifs colorés et son foulard sur la tête. Elle parle à toute allure. Une mamie-traillette de langue roumaine ! Aucun de nous deux ne comprend ce qu’elle nous dit. Pourtant...
Les gars échangent entre eux par talkiewalkie, ils notent ma plaque d’immatriculation, ils tournent autour du camion… Peut-être bien qu'ils ont les infos de la douane… peut-être même qu'ils attendaient le camion. J'ai un pic de stress que je dissimule tant bien que mal.
Ici, à 16 634 km des tartines de foie gras de ma mère, la saison de Noël n’est pas annoncée par le crissement cotonneux des bottes qui s’enfoncent sur un tapis de flocons, mais par le battement des semelles de caoutchouc qui giflent leurs talons.
Je vois l’entrée de l’autoroute. Si j’y parviens, je fonce dans la circulation et je suis tranquille ! C’est bon, les lumières du péage sont de plus en plus proches. J’y suis. Et… que vois-je juste après le péage ? Un barrage de flics. Je reste calme comme un touriste qui n’a rien à se reprocher.
— Tu sais ce que tu veux ? — Comme d’habitude ! — Ok, donc ce qu’on arrivera laborieusement à commander, donc ! Je vais prendre la même chose !
Le gars me demande si j’ai un passeport et des factures pour ces amphores. Il prend son téléphone et compose le numéro de l’entreprise que j’ai écrit au hasard en guise d'en-tête pour ma facture bidon. Oh putain ! Ça, ce n’était pas prévu.
Lorsque l’immonde personnage saisit le bras de la fillette pour la forcer à montrer son visage, je m’entends proposer à voix haute : « Vous voulez qu’on les mette à poil, pour internet ?»
La triste histoire de l'adoption d'un chien géant en Turquie.
Les yeux des badauds sont braqués sur la scène, les surfeurs se sont arrêtés et chacun rend grâce à ce moment sublime, enveloppé par le souffle tiède de l’été éternel. Je tourne la tête vers l’homme qui voulait changer de vie. — Il vaut peut-être mieux être pauvre au soleil, mon ami.
Je savoure le silence et l'abri. Puis, l'image de Kohei, souriant dans son abribus jonché de détritus, me revient. Merde, je ne peux pas le laisser comme ça.
— Je reviendrai demain mais cette fois, tout nu. Nous prévient-il. Puis il regagne son véhicule et disparaît. Le lendemain, nous attendons toute la journée qu’un gros Polonais vienne se mettre tout nu devant notre camion.
Le train s'arrête. Deux hommes en uniforme déboulent. La douane serbe ! Le silence se fait... et ce, malgré l'alcool ! Nous sommes aimablement priés de présenter nos passeports. Le douanier qui tient le mien me regarde fixement ...
Nous suivons notre guide qui semble presque tourner en rond dans le dédale de sentiers étroits qui serpentent le long du Mékong. Nous passons quelques ponts en cagettes, douloureusement étroits, sur lesquels nos fesses se serrent plus fort que des huitres en rébellion la veille de Noël.